Détournement du conte : productions des élèves

L’objectif de cette séance pleine d’humour était de faire détourner des contes traditionnels en utilisant le langage familier.

Support : photographie « Sleeping Beauty » de Dina Goldstein (http://www.fallenprincesses.com/photos/)

 

Consigne d’écriture : à la manière d’un anti-conte, imaginez un dialogue en langage familier entre le prince devenu vieux et une vieille dame assise à l’arrière-plan de la photographie (au moins dix répliques). Écrivez un dialogue cohérent avec un début, un développement et une fin.

 

Capture d’écran 2016-02-18 à 12.56.37

Préparez-vous à rire :

 

Dialogue écrit par Eren :

Le prince. – Je suis vraiment désolé, ma chérie, je suis vraiment désolé…
La vieille dame. – Qui est ta chérie ? Et pourquoi es-tu si désolé ?
Le prince. – Moi, j’étais le prince de Cendrillon. J’ai foutu le camp parce qu’on était fauché et on ne pouvait pas nourrir les gosses. Je me suis cassé de la maison et je me suis tiré avec la Belle au bois dormant…
La vieille dame. – Quel idiot ! Sache qu’un prince a seulement une princesse ! C’est pour ça que tu n’as jamais pu réveiller la Belle au bois dormant ! Tu n’es pas son prince !
Le prince. – Mais qu’est-ce que je dois faire maintenant ?
La vieille dame. – Tu dois trouver Cendrillon et essayer de t’excuser !

Le prince. – Mais… elle est morte ! J’ai entendu dire qu’elle avait fait le trottoir, plusieurs années, et après elle s’est suicidée…
La vieille dame. – Tu as tué ta princesse ! Tu vas mourir seul et malheureux !

 

Dialogue écrit par Defne :

La vieille dame. – Euh, Prince… N’en as-tu pas marre d’attendre la princesse ?
Le prince. – Bah, je sais pas… Quand j’étais plus jeune, je croyais vraiment qu’elle allait se réveiller, mais maintenant…
La vieille dame. – As-tu les jetons de mourir tout seul, si elle ne se réveille jamais ?
Le prince. – Honnêtement, oui. Pendant quarante ans, je n’ai pas bouffé, je n’ai pas dormi, j’ai attendu pour elle ; je n’ai aucun gosse, je ne me suis jamais éclaté, je n’ai jamais été vraiment heureux. C’est comme si je n’avais pas vécu…
La vieille dame. – Il y a deux ans, je t’avais proposé de vivre avec moi. Tu m’as refusée pour elle. Tu es vraiment stupide. Donc maintenant, tu es tout seul et malheureux. Tout est de ta faute.

La vieille dame part.
Le prince sait qu’il va mourir ce soir. Il va au lit avec la princesse et il ferme les yeux. Il est mort.

Dialogue écrit par Ece :

La vieille dame. – Salut Prince ! Mais qu’est-ce que tu fais ? Pourquoi tu ne l’embrasses pas ? Tu ne la kiffes pas ?
Le prince. – Salut. Si, si, je la kiffe, mais…
La vieille dame. – Mais quoi ?                                                                                                                      Le prince. – Mais, j’ai les jetons ! Qu’est-ce que je vais faire si elle devient une nana stupide ?
La vieille dame. – Ha ! Ha ! Ha ! Tu es marrant ! Tu ne peux pas savoir si tu ne l’embrasses pas !                                                                                                                                                                      Le prince. – C’est vrai, tu as raison, mais, en plus, je suis moche ! J’ai beaucoup vieilli. La vieille dame. – Tu es ridicule, si elle t’aimait avant, elle t’aimera !
Le prince. – Mais on ne peut pas avoir de gamins ! Je t’ai dit : je suis vieux !
La vieille dame. – Oh ! Prince, vous pouvez adopter un enfant !                                                       Le prince. – D’accord, tu as raison, je vais l’embrasser et on se mariera !

 

Dialogue écrit par Mine :

La vieille dame. – Tu continues à chialer, grand prince !
Le prince. – Comment je peux m’arrêter ! Ma princesse est encore dans son plumard !
La vieille dame. – Arrête, où je vais appeler les poulets !
Le prince. – Je vais pas m’arrêter jusqu’à ce qu’elle se réveille.
La vieille dame. – Qu’est-ce que tu vas faire quand elle se réveillera ?
Le prince. – Je m’éclaterai, je picolerai, je vais fêter ça !
La vieille dame. – Continue à rêver, prince. Quel bête, tu es !
Le prince. – Je vais attendre sur ce plumard jusqu’à ce qu’elle se réveille ! Aucun de tes mots va m’empêcher de faire ce que je veux !

 

Dialogue écrit par Murat :                                                                                                          

 

La vieille dame. – Bonjour Monsieur. Pourquoi vous êtes assis sur ce plumard ? Je pense que vous réfléchissez à quelques mauvais trucs. Vous voulez roupiller ?
Le prince. – Oui, Madame. Je pense à ma bagnole. Je l’ai perdue. Je l’ai donnée à mon frère mais il l’a perdue. Et je ne suis pas beau.                                                                                                 La vieille dame. – Aaaah, non ! Mon beau prince, ne pleurez pas, vous êtes très beau ; vous êtes pas chauve, vous avez des tifs, et vous êtes grand, aussi. Ne vous inquiétez pas pour votre bagnole ; je crois que vous allez retrouver votre bagnole.
Il caille. Vous vous voulez un gilet ?                                                                                                          Le prince. – Non, madame. Merci beaucoup. Je dois me grouiller, car je veux retrouver ma bagnole rouge. Je m’arrache !
La vieille dame. – Mais Monsieur ! Vous portez un pyjama. Vous ne voulez pas vous habiller ? Il caille !                                                                                                                                                             Le prince. – Non, Madame ! Merciiii !

 

Dialogue écrit par Senem :

La vieille dame. – Qu’est-ce qui vous rend triste ? Vous l’air d’avoir le cafard ?
Le prince. – Qui ? Moi ? C’est vrai… Je suis incroyablement malheureux. Vous le seriez aussi si vous aviez passé votre vie avec quelqu’un qui roupille toujours. C’est ennuyeux à regarder ça !
La vieille dame. – Alors, pourquoi vous n’arrêtez pas ?
Le prince. – Ce n’est pas si facile de m’arracher, vous voyez…
La vieille dame. – C’est évident que vous craquez sur elle.
Le prince. – Bien sûr ! Je la kiffe depuis que je suis gamin ! Je veux qu’elle devienne ma meuf, mais elle ne se réveille jamais.
La vieille dame. – Honnêtement, elle est très belle. Regardez ses tifs longs et bruns, son joli visage… Qui ne serait pas amoureux d’elle ?
Le prince. – Peu importe ! Je suis fatigué de bosser pour la réveiller.
La vieille dame. – Il n’y a pas d’amour sans efforts. C’est normal !
Le prince. – Vous avez raison…
La vieille dame. – Je sais. Allez ! Je dois partir, ma classe de bingo a commencé.
Le prince. – Merci !

 

Dialogue écrit par Simruğ :

La vieille dame. – Qu’est-ce que tu fais ? Elle ne va pas se réveiller.
Le prince. – Laisse-moi seul ! Vas-y ! Grouille-toi !
La vieille dame. – D’accord, mais tu vas être très triste si tu continues comme ça. Arrête de faire le môme.
Le prince. – Qu’est-ce que tu veux de moi ? Je ne veux pas être à côté de toi. Fous le camp ! Vas-y !
La vieille dame. – Est-ce que tu as un frangin ou une frangine ?
Le prince. – Non, je n’ai rien. Je n’ai pas de famille. J’ai juste la Belle au bois dormant. C’est tout. C’est l’amour de ma vie.
La vieille dame. – Alors, tu n’as pas de copains, pas de copines ?
Le prince. – Je t’ai dit ; je n’ai rien. Personne ne m’aime. Parce qu’ils pensent que je suis idiot.
La vieille dame. – Ne t’inquiète pas. Je suis ta copine maintenant, et en même temps je suis ta frangine. Tu peux me raconter tout ce que tu veux.

Le prince. – Merci de m’aider. Je t’aime bien. Maintenant, je vois que tu es une personne serviable. Merci pour tout.

 

Dialogue écrit par Yeşim :

Le prince. – Qu’est-ce qu’on va faire ? Elle ne se réveille pas.
La vieille dame. – On ne peut rien faire. On va glander.
Le prince. – Je suis triste. Oh ! Je pense qu’elle a perdu ses pompes.
La vieille dame. – Non, j’ai pris ses pompes.
Le prince. – Pourquoi ?
La vieille dame. – Parce que je l’aimais.
Le prince. – D’accord. On doit aller à l’hôpital. Elle ne se réveille pas. Est-ce que tu peux appeler l’ambulance ?
La vieille dame. – Non, on va y aller avec la bagnole.
Le prince. – Ah ! Ah ! Ah !
La vieille dame. – Pourquoi tu rigoles ?
Le prince. – Je sais pas.

Dialogue écrit par Ali :

Le prince. – Ahhh ! J’étais un beau gars quand j’étais jeune. Maintenant, je suis nul !
La vieille dame. – On vieillit. C’est la vie. Maintenant, allongé-toi sur ton plumard et roupille, où tu seras malade.
Le prince. – Arrache-toi ! Tu es vieille, moi non ! J’ai faim. Quand on va bouffer ?
La vieille dame. – Il a raison… Et tu sais, moi j’étais une belle meuf, quand j’étais jeunes. J’avais des tifs blonds. Tous les potes me kiffaient. Mais après, j’ai eu des gamins et j’ai vieilli.
Le prince. – Tu es sérieuse ?
La vieille dame. – Oui. Alors, sois heureux, vis ta vie, et fringue-toi ! Tes fringues sont très drôles…
Le prince. – Ah, peut-être… T’as raison. Merci pour la conversation.
La vieille dame. – De rien.

Le prince sort de la chambre en pleurant.

Vous pouvez retrouver une autre séance détaillée réalisée par Delphine Gastrin sur le même thème dans cet article :

https://francaisetnumerique.wordpress.com/2015/12/18/projet-numerique-et-collaboratif-en-classe-de-francais/


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